Par Anonyme - Publié le 20 décembre 2023 à 10h57 - Mis à jour le 20 décembre 2023 à 11h00

Que signifie "SAUVETEUR EN MER"

Le sauvetage en mer est avant tout une affaire d’hommes : ces milliers de bénévoles qui, depuis le début du XIXème siècle, interviennent en toutes circonstances, au péril de leur vie. Si les canots à avirons sont remplacés par les canots tout-temps et les vedettes, les risques demeurent.

Le sauvetage s’organise
En France, l’histoire du sauvetage en mer débute véritablement à Boulogne en 1825 avec la création de la Société humaine et des naufrages. Bientôt, des œuvres analogues se mettent en place à Dunkerque, Calais, Le Havre et Dieppe.
En 1854, Théodore Gudin, peintre de la Marine, propose qu’une institution organise le sauvetage à l’échelon national. Son projet n’aboutit qu’en 1865 avec la fondation, à Paris, de la Société centrale de sauvetage des naufragés (SCSN). Quatorze stations de sauvetage sont aussitôt créées, dont la moitié en Bretagne. Bien d’autres suivront.
Chaque station de sauvetage dispose d’une "maison-abri" servant à entreposer le matériel. Les premiers canots sont à voiles et à avirons. Leurs qualités essentielles sont l’insubmersibilité, le redressement spontané après chavirage et la vidange automatique de l’eau embarquée. À partir de 1912, ils sont progressivement remplacés par des canots à moteur.

Les hospitaliers sauveteurs
En 1873, Henri Nadault de Buffon (1831-1890) fonde, à Rennes, la Société des hospitaliers sauveteurs bretons (HSB). C’est à la fois une "institution de sauvetage et de sauveteurs, d’assistance mutuelle, de bienfaisance, de moralisation et d’encouragement au bien". Elle installe des postes de secours en Bretagne et en Vendée puis sur l’ensemble du littoral français. Au fil des années, la Société des hospitaliers sauveteurs bretons s’équipe de canots et complète ainsi le dispositif de la Société centrale de sauvetage des naufragés, en particulier sur les plages.

Une société nationale
En 1967, les deux sociétés fusionnent alors pour donner naissance à la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM). Celle-ci est reconnue d’utilité publique en 1970.
Aujourd’hui comme hier, les équipages des canots sont constitués de volontaires. Une allocation est prévue pour les sorties et les exercices mais elle est si modique au regard des risques encourus que le bénévolat est de règle. La SNSM fonctionne grâce aux dons et aux subventions. Son slogan : "Notre force, c’est votre soutien."

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Mers et Marins en France d’Autrefois, Archives et Culture.

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